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Franchise catastrophe naturelle sécheresse : montant, application et reste à charge

La franchise applicable à un sinistre reconnu au titre de la catastrophe naturelle reste à la charge de l’assuré. Pour les dommages liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols, son montant répond à un régime spécifique.

Elle doit être distinguée de la vétusté et des travaux non garantis. Son calcul ne peut être compris qu’après avoir vérifié la qualification du sinistre et le montant réellement indemnisable.

Qu’est-ce qu’une franchise catastrophe naturelle ?

La franchise est la part des dommages indemnisables qui n’est pas réglée par l’assureur. Dans le régime des catastrophes naturelles, son montant résulte de règles légales et réglementaires. Elle intervient après que les conditions de garantie ont été vérifiées.

Bien assuré, arrêté de reconnaissance, période correspondante, dommage matériel direct et lien de causalité avec le phénomène reconnu.

Elle ne transforme pas un dommage exclu en dommage garantie et ne s’applique qu’à une indemnité relevant effectivement de la garantie catastrophe naturelle.

Elle ne correspond pas au coût total des travaux ni au montant du devis présenté.

Elle doit être distinguée de la vétusté, des plafonds, des exclusions et des prestations non prévues au contrat.

Elle est appliquée par événement, selon la qualification retenue dans le dossier.

Quel montant pour une maison fissurée par la sécheresse ?

Bien ou situation Règle de franchise à retenir Point de vigilance
Habitation ou bien à usage non professionnel 1 520 € pour un mouvement de terrain consécutif à la sécheresse-réhydratation des sols Montant distinct de la franchise de 380 € applicable à d’autres catastrophes naturelles
Bien personnel touché par une autre catastrophe naturelle 380 € Le phénomène reconnu dans l’arrêté détermine la franchise
Bien à usage professionnel 10 % des dommages matériels directs, avec un minimum de 3 050 € pour la sécheresse Le contrat, la taille de l’établissement et les règles propres aux professionnels doivent être vérifiés
Véhicule terrestre à moteur Régime spécifique ; franchise par véhicule Ne pas transposer automatiquement la franchise habitation

Montants en vigueur : Les montants de 1 520 €, 380 € et les minima professionnels cités correspondent aux règles consultées en juillet 2026. Ils doivent être vérifiés à la date du sinistre et selon la nature du bien.

Pourquoi la franchise sécheresse est-elle de 1 520 € et non de 380 € ?

Le droit distingue les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse-réhydratation des sols des autres phénomènes naturels.

Pour les biens à usage d’habitation et non professionnel, la franchise sécheresse est quatre fois plus élevée que la franchise générale de 380 €. L’assureur ne choisit donc pas librement entre ces deux montants. Il applique celui correspondant au phénomène garanti.

La qualification technique est déterminante. Des fissures apparues pendant une période chaude ne relèvent pas automatiquement de la sécheresse au sens du régime catastrophe naturelle.

Le dossier doit rattacher les dommages à un mouvement de terrain différentiel et à la période reconnue par l’arrêté.

À quel moment la franchise est-elle déduite ?

L’assureur vérifie l’existence d’un contrat couvrant le bien endommagé.

Un arrêté reconnaît l’état de catastrophe naturelle pour la commune, le phénomène et la période concernés.

Le dommage déclaré est analysé afin d’établir s’il a pour cause déterminante le mouvement de terrain reconnu.

Les dommages et travaux entrant dans la garantie sont chiffrés selon le contrat et les conclusions techniques.

Les éventuelles limites contractuelles, la vétusté ou les postes non garantis sont identifiés.

La franchise applicable est déduite de l’indemnité calculée.

Exemple simple de calcul

Élément du calcul Montant illustratif Lecture
Travaux et frais présentés 42 000 € Total des devis ou dépenses demandés par l’assuré
Postes retenus comme garantis 36 000 € Périmètre accepté après expertise et application du contrat
Vétusté ou autre abattement provisoire 2 500 € Peut être récupérable ou non selon le contrat et les justificatifs
Franchise légale sécheresse 1 520 € Somme restant légalement à la charge de l’assuré
Indemnité immédiate illustrative 31 980 € 36 000 € − 2 500 € − 1 520 €
Écart à financer immédiatement 10 020 € Différence avec les 42 000 € présentés ; elle ne provient pas seulement de la franchise

Cet exemple illustre la mécanique sans préjuger d’un contrat réel. Une partie de la vétusté peut être versée après production des factures si une garantie en valeur à neuf le prévoit. À l’inverse, un poste exclu ou non justifié peut rester définitivement à charge.

Pourquoi le reste à charge dépasse-t-il souvent 1 520 € ?

Origine de l’écart Ce que cela signifie Contrôle utile
Franchise légale Part réglementaire non indemnisée Vérifier le phénomène et le nombre d’événements appliqués
Vétusté Dépréciation retenue sur certains ouvrages ou équipements Lire les modalités de valeur à neuf et de remboursement différé
Poste hors garantie Le bien ou le frais n’entre pas dans le contrat ou la garantie Cat Nat Demander le fondement contractuel précis
Travaux jugés non nécessaires L’assureur retient un périmètre plus limité que le devis Comparer diagnostic, étude, devis et solution proposée
Amélioration Le projet dépasse la remise en état du bien Séparer réparation équivalente et choix d’amélioration
Plafond ou limite L’indemnité ne peut dépasser un montant prévu Identifier le plafond applicable au bâtiment et aux frais annexes
Honoraires et assistance Certains frais de conseil ou de contre-expertise ne sont pas compris Vérifier protection juridique et garantie honoraires
Écart de prix Les devis réels dépassent l’évaluation ou le barème retenu Faire chiffrer un même périmètre technique et justifier les contraintes

La franchise s’applique-t-elle plusieurs fois ?

La règle vise une franchise par événement. Une difficulté apparaît lorsque plusieurs arrêtés, périodes ou phénomènes sont invoqués, ou lorsque des dommages évoluent sur plusieurs années.

Le nombre de franchises ne doit pas être déduit du seul nombre de fissures, de façades, de devis ou de phases de travaux. Il faut examiner la déclaration, les arrêtés, la chronologie et la qualification retenue par l’assureur.

Une seule maison avec plusieurs fissures ne signifie pas automatiquement plusieurs franchises.

Deux décisions d’assurance successives ne prouvent pas, à elles seules, l’existence de deux événements distincts.

Plusieurs arrêtés peuvent couvrir des périodes différentes. Leur articulation doit être expliquée.

Si plusieurs franchises sont déduites, demander un calcul détaillé et le fondement de chaque application.

Et si le coût des dommages est inférieur à 1 520 € ?

Lorsque le montant des dommages indemnisables ne dépasse pas la franchise, aucun versement n’est normalement dû au titre de cette garantie. Cela ne signifie pas que les fissures sont sans importance ni que leur cause est établie.

Le propriétaire doit décider si une surveillance, une recherche de fuite ou une expertise reste nécessaire pour éviter une aggravation.

Quels frais ne sont pas couverts automatiquement ?

La garantie catastrophe naturelle couvre les dommages matériels directs aux biens assurés, dans les limites du contrat.

Pour un dossier sécheresse, certains frais utiles au propriétaire peuvent néanmoins rester hors indemnisation ou dépendre d’une garantie complémentaire.

Honoraires d’un expert choisi par l’assuré, sauf garantie spécifique ou protection juridique mobilisable.

Perte de loyers, perte d’usage et frais indirects lorsqu’ils ne sont pas expressément garantis.

Terrains, arbres, plantations et végétaux.

Études engagées uniquement pour obtenir la reconnaissance communale de catastrophe naturelle.

Travaux d’amélioration ou d’entretien sans lien direct avec la remise en état du dommage garanti.

Finitions ou dépendances non couvertes par le contrat.

Les frais d’études géotechniques nécessaires à la remise en état des biens garantis peuvent, en revanche, entrer dans la garantie. Il faut distinguer l’étude destinée à concevoir ou justifier la réparation du bâtiment de celle engagée pour faire reconnaître la commune.

Relogement d’urgence : est-ce compris dans la franchise ?

Les frais d’hébergement temporaire obéissent à des règles spécifiques lorsqu’une résidence principale devient inhabitable à la suite d’une catastrophe naturelle.

Pour les sinistres intervenus depuis le 1er novembre 2023, une prise en charge peut être due pendant une durée maximale prévue par les textes et le contrat.

Il faut demander une confirmation écrite des modalités, de la durée et des justificatifs, plutôt que de les intégrer spontanément au calcul des travaux.

Comment contrôler un décompte d’indemnisation ?

Identifier le montant total des dommages présenté et la version des devis utilisée.

Repérer les postes acceptés, réduits, différés, exclus ou laissés en attente.

Vérifier la base de chaque vétusté et les conditions de récupération sur factures.

Contrôler la franchise, le phénomène, l’événement et l’absence de déduction en double.

Comparer la solution indemnisée avec les conclusions de l’étude géotechnique et de l’analyse du bâti.

Il faut vérifier les frais annexes, notamment la maîtrise d’œuvre, les études, les contrôles, le relogement, le déménagement et les finitions.

Demander un décompte poste par poste et les clauses utilisées lorsque l’écart n’est pas compréhensible.

Calcul utile : Le bon contrôle ne consiste pas seulement à vérifier la soustraction de 1 520 €. Il faut reconstruire le passage entre le dommage déclaré, le périmètre techniquement nécessaire, les postes garantis et le montant finalement proposé.

Que faire en cas de désaccord ?

Un désaccord sur le montant peut cacher un désaccord plus profond sur la cause, le caractère évolutif, la réparation nécessaire ou les biens garantis. Il faut donc qualifier précisément le point contesté avant de demander une nouvelle estimation.

Demander le rapport d’expertise définitif et les comptes rendus de visite relatifs au sinistre sécheresse.

Réclamer le détail chiffré de l’indemnité, de la vétusté, de la franchise et des exclusions.

Faire confirmer par écrit la solution de réparation retenue et ses limites.

Comparer les métrés et les prestations sur une base technique identique.

Solliciter une contre-expertise si le désaccord porte sur la cause, le périmètre ou le chiffrage.

Vérifier les garanties de protection juridique et d’honoraires d’expert avant d’engager des frais.

Conserver les preuves et éviter les travaux définitifs irréversibles tant que les constatations utiles ne sont pas préservées.

Trois situations fréquentes

1. L’assureur retient 1 520 €, mais le propriétaire doit avancer davantage

Le devis est supérieur à l’évaluation, une partie de la vétusté n’est versée qu’après travaux et certains frais annexes ne sont pas retenus. La franchise est exacte, mais elle n’est qu’une composante du besoin de trésorerie.

2. Deux franchises apparaissent dans le même dossier

Le propriétaire doit demander à quels événements, périodes et décisions elles correspondent. La présence de fissures sur plusieurs façades ne suffit pas à justifier plusieurs franchises.

3. Les travaux de fondations sont indemnisés, mais pas toutes les finitions

La solution peut traiter la cause sans reprendre chaque décoration au niveau souhaité. Il faut vérifier les biens assurés, les plafonds, la vétusté, le principe de remise en état et les prestations réellement nécessaires après stabilisation.

Les erreurs fréquentes

Croire que le reste à charge sera toujours limité à 1 520 €.

Comparer le montant versé au total des devis sans reconstituer les postes acceptés.

Confondre franchise, vétusté, plafond et exclusion.

Accepter plusieurs franchises sans vérifier le nombre d’événements.

Engager les travaux sur une indemnité immédiate sans vérifier les versements différés.

Choisir une réparation moins chère qui ne traite pas le mécanisme retenu.

Oublier les études, la maîtrise d’œuvre, les contrôles et les travaux induits dans le budget.

Ce qu’il faut retenir avant d’agir

Une contestation technique doit viser un point précis du rapport et expliquer pourquoi il peut modifier la décision. Elle doit s’appuyer sur les constats disponibles et sur les vérifications réellement nécessaires.

Une réponse structurée distingue les faits des hypothèses et formule une demande claire. Elle peut porter sur un complément d’analyse ou sur une nouvelle réunion contradictoire.

Questions fréquentes

Quel est le montant de la franchise Cat Nat sécheresse pour une maison ?

Il est de 1 520 € pour une habitation ou un autre bien à usage non professionnel lorsque les dommages sont imputables à un mouvement de terrain consécutif à la sécheresse-réhydratation des sols.

La franchise de 1 520 € est-elle appliquée à chaque fissure ?

Non. Elle s’applique par événement, pas par fissure. La qualification des périodes et arrêtés doit toutefois être vérifiée lorsque plusieurs événements sont invoqués.

L’assureur peut-il appliquer seulement 380 € ?

La franchise de 380 € concerne en principe les autres catastrophes naturelles pour les biens non professionnels. La sécheresse-réhydratation des sols relève du montant spécifique de 1 520 €.

La franchise est-elle la seule somme restant à ma charge ?

Non. Des postes non garantis, la vétusté, des plafonds, des améliorations ou un écart entre devis et indemnité peuvent augmenter le reste à charge.

La franchise est-elle déduite avant ou après la vétusté ?

Le décompte doit distinguer la base indemnisable, les abattements et la franchise. Demandez le calcul poste par poste, car l’ordre de présentation peut varier.

Une étude de sol peut-elle être indemnisée ?

Les études géotechniques nécessaires à la remise en état des biens garantis peuvent être couvertes. Celles engagées pour obtenir la reconnaissance Cat Nat ne le sont pas de la même manière.

Sources de référence

  • Légifrance — Code des assurances, article A125-6, relatif aux franchises de 380 € et 1 520 € applicables aux biens non professionnels.
  • Service-Public.fr — Assurance et catastrophe naturelle, avec les règles d’indemnisation et les franchises applicables aux biens personnels.
  • Géorisques — Garantie Cat-Nat, reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle et principes d’indemnisation des dommages.
  • CCR — Portail Cat Nat, fonctionnement du régime d’indemnisation, périls couverts et mécanisme des franchises.
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